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Pourquoi j’ai décidé de devenir caviste et blogueuse

Après un mois et demi à vous présenter des notions de vin quotidiennement, l’envie me prend de vous parler un peu de moi et de mes motivations à faire ce blog. Voici donc un article plus personnel, dans lequel je ne vais pas vous parler directement du vin mais plutôt de ma relation au vin, en vous expliquant pourquoi j’ai décidé de devenir caviste et blogueuse.

Depuis quelques mois j’ai décidé de donner un fameux tournant à ma vie et à ma carrière. En effet, j’ai décidé de changer complètement de métier, après 7 années à travailler comme psychologue dans un hôpital. Evidemment, vu les circonstances sanitaires des derniers mois, vous comprenez peut-être que l’on souhaite partir du milieu hospitalier. Mais ce changement radical n’est pas seulement le rejet d’une situation, c’est aussi la recherche d’un nouvel équilibre.

Caviste ou le partage du plaisir

Le contact autour d’un produit de plaisir

Ce qui m’a attiré dans le métier de caviste, c’est d’abord le contact avec les gens, et surtout de développer un nouveau rapport aux gens. En effet, bien que ma profession est un métier de contact, j’ai cependant été attirée par l’échange avec le client pour changer de la relation uni-directionnelle avec un patient. Cette nouvelle relation aux gens prend également tout son sens car c’est un contact autour d’un produit de plaisir. C’est un peu comme le fromage.

Quand j’étais petite et jusqu’il y a quelques années, je n’aimais pas le fromage. En grandissant, je me suis rendue compte que beaucoup de gens aimaient vraiment le fromage. Et je trouvais même que les amateurs de fromage avaient l’air d’être tellement heureux, que cela m’a donné envie de connaître cet amour du fromage. J’ai donc décidé de m’y initier progressivement. Et je n’ai jamais regretté depuis 🙂

Pour le vin c’est un peu pareil. Bien que je sois totalement contre la pression sociale qui incite à boire à tout prix, je trouve malgré tout que le vin amène toujours une dimension festive, conviviale, à une rencontre. Je trouve que le vin pourrait s’associer au bonheur dans la citation suivante :

Le bonheur est la seule chose qui double si on le partage

Albert Schweitzer

Je me suis donc décidée à ouvrir une boutique de vin, qui est pour le moment en plein chantier. Mon magasin ouvrira ses portes d’ici quelques semaines.

J’ai pensé ce projet comme une facilité d’accès à un produit parfois inaccessible tant par son prix que par l’univers parfois guindé, masculin et pompeux qu’il dégage. Je souhaite donc apporter d’abord une touche de féminité à ce monde très masculin. Ensuite mon but est de rendre le vin accessible. Cela se traduit d’une part par des prix abordables, pour sortir du mythe que le vin est un produit forcément de riches. D’autre part, il me semble utile également de faciliter le discours sur le vin. Que vous ne sachiez pas utiliser les “bons mots” n’a pas d’importance, puisque ce que vous recherchez c’est le plaisir 🙂 Et parfois, pour décrire le plaisir, il n’y a pas de mots !

De là a germé par la suite mon idée de blog pour parler du vin, dont je vous parlerai juste après.

devenir caviste et blogueuse, un nouveau projet
Devenir caviste et blogueuse, le début d’une grande aventure !

Créateur de partage

En plus de la vente du vin, j’aspire à développer des moments de partage. Je pense que le métier de commerçant n’est plus d’attendre le client derrière son comptoir. Je vois le commerçant d’aujourd’hui comme un acteur de société, un créateur de liens, que ce soit avec les clients ou avec ses collaborateurs.

Personnellement, je trouve que les restaurateurs qui s’associent avec les producteurs locaux ou les fleuristes qui s’associent avec des brocanteurs ont tout compris. Non seulement les clients s’inscrivent dans une dynamique de collaboration, mais cela fait revivre également les petits commerçants ou artisans des centre-villes. A nous donc de promouvoir le développement des festivités, des événements, des afterwork, des ateliers découvertes, des rencontres avec les vignerons etc… Tout le monde s’en trouvera grandit et nourrit !

Dans cette logique, j’ai aussi décidé de ne pas me fournir chez des grossistes. Bien que cela ne soit pas la solution de facilité, j’ai décidé d‘aller à la rencontre directement des vignerons et vigneronnes. Je suis convaincue qu’en allant à la découverte de leurs vignobles, de leurs savoirs et savoirs faire, je pourrai mieux témoigner et même rendre hommage à ce travail de la terre ou dans le chai auprès des clients. Je me vois donc comme un lien entre le vigneron et le consommateur de vin.

Mes débuts comme blogueuse

Démystifier le monde du vin

Personnellement, avant de prendre des cours d’oenologie, j’étais parfois gênée face à des professionnels du vin. Je me sentais bête de ne pas réussir à m’exprimer correctement. Je ne comprenais généralement pas ce que cavistes ou sommeliers me racontaient.

La solution que j’avais trouvée à mon malaise chez le caviste était d’y aller à chaque fois quand c’était le même vendeur et de sympathiser avec lui. Cela nous a permis de créer un lien sympa qui apportait une touche plus personnelle à nos contacts. Et puis ça m’évitait aussi de montrer à tous ses collègues à quel point je n’y connaissais rien.

Très honnêtement, je ne comprends pas pourquoi ce langage semble si inaccessible. Dans d’autres domaines, la nécessité de vulgariser le langage semble plus évidente. Un médecin qui parle avec un discours extrêmement médical ne permet pas au patient de comprendre vraiment ce qu’il a. Un entrepreneur doit expliquer clairement le déroulement des travaux à ses clients. Personnellement, cela ne m’est jamais venu à l’idée d’utiliser des mots très techniques dans le domaine médical ou psychologique avec de parfaits néophytes. Alors pourquoi est-ce autant le cas dans le domaine du vin ? Pourquoi les cavistes, vignerons ou sommelier ne pourraient-ils pas entendre des descriptions comme “ça m’assèche la bouche” ? Je pense qu’il y a un travail à effectuer pour décomplexer le vin et le rendre plus accessible.

Se lancer des nouveaux défis : devenir caviste et blogueuse
Je lève mon verre aux nouveaux projets !

L’aventure blogueur pro

Parallèlement à mon projet de cave à vins, j’ai aussi fait la connaissance d’Olivier Roland à travers son bouquin “tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études”. Véritable claque, qui a clairement motivé mon changement professionnel, je l’ai aussitôt suivi sur YouTube. De là, la magie du marketing a opéré et je me suis inscrite à sa formation blogueur pro. Et me voici ! 🙂

Depuis lors, je (me) découvre, je teste, j’expérimente. Je suis à la fois déterminée, motivée, et pleine de doutes. Heureusement, je suis super bien encadrée tant par des superpotes qui croient en moi, qu’un amoureux fidèle à toutes épreuves. Et même si je suis crevée, que j’ai du entre temps traverser des moments familiaux extrêmement difficiles, je suis là et j’ai énormément de plaisir à vous écrire régulièrement.

Du salariat à l’entreprenariat

Avoir peur…

L’un des grand changement de cette aventure a été de passer du salariat à l’entreprenariat. Je pense même que cela a été ma plus grande source de stress avant de me lancer dans ces changements. Qui n’a jamais eu peur du changement ? Qui n’a jamais hésité à rester dans son confort même s’il comporte de l’insatisfaction plutôt que de sortir de sa zone ? Cela a été mon cas pendant longtemps. Quand j’avais des baisses de motivation au travail, je me disais “heureusement que je suis salariée, cela me permet d’être payée pour papoter avec mes collègues”.

Bref, vous l’avez compris, ce changement de statut comportait pas mal de craintes basées sur des croyances.

… Mais le faire quand même !

Quelle n’a pas été ma surprise de me sentir de plus en plus épanouie au fur et à mesure de l’avancée de mes projets et, donc, de l’éloignement de ma zone de confort ! Evidemment, la nouveauté est stimulante. Mais cette émulation n’est pas seulement à attribuer à la nouveauté. Je suis en effet convaincue que c’est le statut d’entrepreneuse qui me fait également pousser des ailes. Non seulement tout est possible, mais aussi tout dépend de moi, et tout ce que je sème sera récolté pour et par moi. De ce fait, je me surprends à gagner et non pas dépenser de l’énergie en travaillant. Comme je suis au début de mes projets, je dois travailler beaucoup, et cela me stimule plus que cela ne m’épuise. Je me surprends même à me sentir capable de travailler pour moi lors de situations extrêmement pénibles, alors que je ne l’aurais jamais fait pour un employeur.

Evidemment, cette manière de fonctionner n’est pas mon idéal à long terme. Je recherche un équilibre entre le travail et la vie privée. Comme on n’a rien sans rien, je me consacre donc corps et âme à la mise en place de ces projets pour gagner en liberté par la suite.

Seriez-vous intéressé que je consacre quelques articles à la création de ma cave à vins ?

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